Partagés !

La distribution des réponses à cette question certes très manichéenne.

A propos E. Sanchez

Maître de conférence à l'Institut Français de l'Education (Ecole Normale Supérieure de Lyon) Directeur d'EducTice Professeur associé à l'Université de Sherbrooke, QC, Canada Enseignement, TIC, jeux sérieux
Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Partagés !

  1. Amilien Estelle dit :

    Réaction sur l’école doit-elle s’adapter ou résister ? Un mi-chemin est-il possible ?
    Suite à la lecture de différents articles, je souhaitais réagir pour revenir sur plusieurs points depuis un point de vue de contractuelle à Saint-Pierre et Miquelon.
    L’éducation aux médias et aux supports interactifs est à faire, certes. Ici, et peut-être plus qu’ailleurs, du fait d’un isolement géographique de l’archipel, les apprenants ont très facilement entre les mains des supports connectés. Or, force est de constaté un usage parfois abusif – qui relève alors des cas limites du respect, du droit à l’image essentiellement, mais aussi du respect de la vie privée.
    La frontière et la relation entre les apprenants et les professeurs sont fragiles. Il est parfois compliqué alors – ou dangereux – de configurer des groupes (exemple : sur Facebook) à visée pédagogique. Les précautions évoquées pour ce qui est de l’identité virtuelle sont alors de mises (mot de passe, mais aussi diverses options possibles activables du compte pour en garantir la sécurité et le caractère privé ou fermé). L’école semble alors peu propice à être le vecteur de ces nouvelles modalités et se pose davantage comme une forme de résistance.
    Cela ne veut pas pour autant dire que l’usage d’internet est à proscrire, loin de là. Le socle commun de compétences vise à une telle maîtrise, et ce, pas uniquement dans le cadre d’un cours de technologie. L’objectif est alors de passer d’une position de résistance à une possibilité d’adaptation, mais aussi et surtout de formation.
    Une première utilisation d’internet et des TICE en cours est la recherche d’information lors de recherches pour des exposés. Aussi naïf que cela puisse paraître, cela permet de sensibiliser les élèves à deux choses : aux limites de Wikipédia, mais aussi aux limites de la loi quant aux droits d’utilisation, avec l’obligation de toujours faire figurer les sources utilisées. Il semble plus compliqué de les initier aux Commons, mais cela n’est pas à exclure, le tout dépendant du public et de la réception.
    Il est évident que de telles initiatives ne peuvent être appliquées que dans la mesure où le professeur domine un tantinet ces technologies. Ces mêmes droits d’auteur ou à l’image sont à connaître et à maîtriser – merci par ailleurs d’avoir rappelé les points principaux avec les liens et l’exemple de « Babar », que je n’ai pas pu suivre, mais dont je comprends les grandes lignes.
    Ici comme ailleurs, pas forcément plus car les CDI et bibliothèques sont fournis, l’élaboration même du cours peut reposer sur un recours à internet. Le plus souvent, il faut s’assurer des droits d’auteurs lorsque l’on fait usage de documents déjà en ligne : manuels en ligne et utilisation, document d’un autre collègue disponible sur le site de l’académie… D’autres sites sont d’ailleurs déjà en partie configurés pour les enseignants. On peut ici penser au cas http://www.lesite.tv, qui permet aux enseignants de leur fournir des supports pour les cours (documentaires, extraits vidéos…) ainsi que des suggestions.
    Dans le cas des sciences humaines et des langues, il est de plus en plus nécessaire d’avoir accès à du matériel dit « authentique » – repensons alors ici aux conditions d’évaluation des futurs bacheliers en langue sur des extraits d’une minute trente secondes d’un document « authentique » dont on retrace les grandes lignes et la compréhension en français. Les sites tels que Youtube ou Dailymotion sont certes très sollicités, mais n’oublions pas les chaînes de télévision en ligne : ce sont certes de réelles mines d’informations, mais parfois la frontière o la limite entre exception pédagogique et la bonne utilisation reste floue ou douteuse.
    Il peut aussi être nécessaire d’exploiter des sites pour l’histoire des arts ou pour la géographie (on peut penser au géoportail). Une fois encore se pose le souci du respect du droit d’auteur, tout autant que celui de l’exception pédagogique.
    Enfin, dans l’optique de monter un blog pédagogique, ce sont les responsabilités des deux parties qui sont engagées. Cela peut être l’occasion idéale de mettre en pratique pour tous ce qui est autorisé ou ce qui ne l’est pas sur un sujet donné. Des options peuvent être activées sur les commentaires ou sur les saisies d’informations. On peut penser à des groupes pédagogiques comme « Histoire-Géographie Lycée Claude-Gellée d’Epinal » (groupe sur Facebook). D’autres informations peuvent aussi figurer sur des sites personnels, à l’instar du site http://www.besnard-javaudin.net/ qui indique dès le haut de la première page la mention suivante « TOUS LES DOCUMENTS REPRODUITS SUR CE SITE SONT LA PROPRIETE DE LEURS AYANT-DROITS ».
    Donc, j’aurais tendance à dire que l’école ne doit ni être réfractaire et résister, ni tout accepter et s’affirmer comme sur d’autres plans : les utilisateurs de part et d’autre doivent maîtriser les règles minimales du bon vivre sur internet. Les enseignants ne peuvent alors que guider les apprenants sur la bonne utilisation de certains médias. S’en tenir éloigné semble de plus en plus difficile, surtout dans certaines disciplines – sciences humaines et langues tout particulièrement. Personnellement je reste tout de même dubitative face à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture via Tweeter : il ne faut pas faire que les enfants soient trop connectés ou trop sollicités, il me semble périlleux de les diriger trop top vers ce genre de techniques. (Je pense avec ironie, sans retrouver pour autant la source exacte, à cet article qui évoquait le fait que les enfants des plus hauts cadres de Google étaient précisément scolarisés dans des établissements dépourvus d’ordinateur !)
    Car au-delà de ce qu’on en fait en classe, il ne faut pas oublier l’ouverture sur le monde et l’accès qu’ont nos apprenants : consultation de groupes, de sites d’information, mais aussi de plus en plus de tests en ligne ou de quête de sujet (pour préparer un devoir et un examen) et il faut bien les guider, y compris pour « après la classe ». Rien ne sert d’être utopique, le contrôle total est impossible, mais l’information et la formation si. Seulement cela risque d’être bien faible si cela est unilatéralement réparti et que tout repose sur l’école, tendance actuelle constatée sur un certain nombre de points, et pas seulement dans le domaine informatique…
    Estelle Amilien

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s