Evaluation de la conférence

Les étudiants présents lors de la conférence pouvaient utiliser les boitiers de vote e-instruction pour donner leur avis. Les résultats du graphique sont exprimés en nombre de suffrages.

A propos E. Sanchez

Maître de conférence à l'Institut Français de l'Education (Ecole Normale Supérieure de Lyon) Directeur d'EducTice Professeur associé à l'Université de Sherbrooke, QC, Canada Enseignement, TIC, jeux sérieux
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12 commentaires pour Evaluation de la conférence

  1. E.T. dit :

    Bonjour,

    Je fais partie des étudiants ayant voté D à l’évaluation de la conférence, mais comme je trouve ça un peu sec comme méthode de retour vers le prof, je viens ici expliquer pourquoi.

    Il est clair que vous avez été largement desservi par la date à laquelle la conférence a été organisée, et j’aurais préféré travailler des choses vraiment utiles à mon concours. J’étais quand même venu sans a priori, dans l’esprit que tant qu’à faire d’être ici, autant en retirer le maximum de choses intéressantes.

    Le premier retour est qu’il vaut mieux éviter de se servir devant des élèves de technologies qu’on ne maîtrise pas, sous peine de passer pour un clown. En outre, j’ai demandé plusieurs fois pendant la conférence à être ajouté au groupe facebook (je n’ai pas twitter), ce qui n’a jamais été accepté …

    De plus, je n’ai pas compris le message véhiculé par cette conférence : je ne sais pas ce que vous avez voulu nous dire. Votre premier intervenant Skype souhaitait manifestement faire la pub de son site, mon niveau d’anglais ne m’a pas permis de comprendre ce que disait le deuxième, et je n’ai pas vu de lien entre le « défi » sur le périmètre de la France et le thème de la conférence.

    Je regrette aussi l’absence de concret dans votre discours : qu’est-ce que je pourrais faire pour de vrai avec des collégiens ou des lycéens à qui je dois enseigner la physique et la chimie, sans que ma classe ne dégénère comme votre amphi ? A ce sujet, je trouve regrettable que la personne présente à vos côtés, apparemment enseignante, n’ait jamais pris la parole pour présenter ce qu’elle fait et qui marche avec ses classes.

    Enfin, je trouve fort dommage que vous ayez systématiquement éludé les questions qui vous ont été posées, en répondant à côté voire pas du tout. Le rapport à la violence de votre jeu de zombies me semble pourtant particulièrement gênant pour un jeu éducatif !

    Bien cordialement,
    E.T.

    • E. Sanchez dit :

      Désolé que la méthode pédagogique ne vous ait pas convenu. Je ne réponds pas sur les questions de forme. Je pense que cela n’a guère d’intérêt pour votre formation. Je note cependant que cette conférence vous aura donné envie de participer au débat. C’est parfait pour affuter des arguments qui peut être vous seront utiles à l’oral du concours.
      Sur les questions de fond :
      – Ne pas utiliser des technologies qu’on ne maîtrise pas totalement
      Cela se discute. Je n’ai aucun problème à ce que mes étudiants ne me considèrent pas comme un être omnipotent et omniscient. C’est en faisant des erreurs que je progresse.et je ne crois pas être une exception de ce point de vue. Mais je comprends très bien qu’on puisse ne pas avoir envie de remettre en cause son image auprès de ses élèves. En tout cas je ne conseillerais pas à un enseignant débutant de prendre trop de risques dans ce domaine, mais d’en prendre quand même car c’est la seule façon de progresser.
      – Violence dans Zombie Division :
      J’ai répondu en abordant la question plus large des contenus. Par exemple si on utilise Simcity pour enseigner la géographie il ne faut pas perdre de vue que c’est un modèle de ville nord-américaine qui est implémenté dans le jeu. Je pense que c’est à l’enseignant qu’il appartient de juger si le contenu est pertinent. Pour Zombie Division je vous renvoie au trailer du jeu. Vous pourrez vous faire votre opinion.

      Sur la question spécifique de la violence et des jeux vidéo je vais contacter un spécialiste de la question afin qu’il vous oriente vers des références pour vous aider à juger s’il est pertinent d’utiliser Zombie Division avec des enfants de cet âge.

      PS ; pour le groupe FB il m’était difficile de gérer les demandes pendant la conférence mais vous aviez la possibilité d’en faire la demande avant la conférence.

      • Benoit dit :

        NB : puisque M. Sanchez et moi avons répondu en même temps, je tiens à préciser que pour ce qui est du débat sur la « violence des jeux vidéo », je m’énerve facilement, mais plus parce qu’il est le plus souvent posé dans des termes caricaturaux, et non pas parce que je serais fondamentalement contre ces jeux.

        Mais lorsque vous dites « Je ne réponds pas sur les questions de forme. Je pense que cela n’a guère d’intérêt pour votre formation », j’ai un peu de mal à vous suivre. L’agrégation est un concours pour lequel le critère de la forme est souvent surinvesti par les jurys, et notre futur métier, dans le secondaire, fonde son autorité (et sa capacité à susciter l’intérêt ou convaincre) sur la forme. Contrairement peut-être au supérieur (et encore), où l’étudiant peut prendre suffisamment de recul pour faire abstraction de la forme si le contenu en vaut la chandelle.
        Bref, on a besoin d’être « formés » !

    • Benoit dit :

      S’agissant du « Zombie division », ce qui m’a inquiété dans la réponse de M. Sanchez n’est pas tant qu’il ait répondu à côté ou pas du tout (car il a répondu !), mais sa réponse, qui manque singulièrement de perspective. Si mes souvenirs sont bons, il a affirmé que cette violence n’était rien comparée à ce que l’on voit au JT. C’est le genre de discours que l’on peut lire dans le courrier du lecteur de France Soir… mais on attendrait peut-être quelque chose d’un peu plus consistant de la part d’un spécialiste des jeux sérieux ?

      Sur le reste, on aura compris par les autres commentaires que j’ai pu faire sur ce blog (et ma question à main levée en fin de conférence) que je ne peux que souscrire aux critiques de E.T.

      Il est peut-être dommage que du public, seuls les « partisans du D » contribuent au blog… Un exemple parfait de la dure loi française du coup de gueule, qui veut que l’on s’exprime plus souvent quand ça ne va pas que quand ça va ? Avant de tenter de lancer un forum plus propice à la discussion organisée… j’attendrai d’être sûr qu’un plus grand nombre de personnes manifeste leur intérêt pour les débats relatifs aux différents aspects de cette formation.

  2. E. Sanchez dit :

    Je n’ai pas créé ce blog pour recueillir des satisfecits (de toute manière c’est raté :-() ou des critiques (réussite totale ! :-)) mais pour que des débats soient lancés afin que vous puissiez affuter vos arguments dans le cadre de la préparation de l’oral du concours et, au delà, de votre insertion professionnelle.

    • Gaëlle dit :

      J’ai personnellement répondu C à l’évaluation : j’attendais beaucoup de cette conférence, et comme j’ai pu le lire précédemment, j’ai été plutôt déçue de ne pas trouver de réponses concrètes m’expliquant comment utiliser les TICE dans mon futur métier d’enseignant. Ce qui me gène le plus, globalement, c’est la perte de temps que nécessite l’installation et l’usage des divers outils numériques : dans un cours de niveau collège qui ne dure que 55 minutes, j’ai tendance à penser que toute minute perdue est une minute perdue de trop.
      Mais je n’ai pas répondu D, parce que cette conférence a eu le mérite de faire réagir toue la salle et parce que j’en retire certaines idées pédagogiques… in abstracto malheureusement étant donné que nous n’avons aucune formation pédagogique préalable (mis à part notre propre expérience en tant qu’élèves du secondaire) et donc aucun repères concernant la manière « traditionnelle » d’enseigner et de mener un cours destiné à une classe de collège ou de lycée (ce qui n’est absolument pas la faute des intervenants et organisateurs pleins de bonne volonté).
      Le numérique est sans aucun doute une donnée qu’il nous faudra prendre en compte dans notre métier d’enseignant, toutefois je ne pense pas qu’il faille tout lui céder : si le « retour au papier » (proposé comme mot de la fin par un étudiant – de lettres modernes, amour du livre oblige !-, de manière un peu provocatrice) est certainement utopique, le « tout numérique » ne doit pas être l’aboutissement de ces réflexions pédagogiques. Il faut s’adapter, mais pas à n’importe quel prix : le partage immédiat sans l’intermédiaire d’un écran reste, à mon humble avis, la meilleure manière de transmettre un savoir et une passion.

      • E. Sanchez dit :

        Vous êtes très éxigeante et vous avez raison de l’être mais je vous demande de prendre en compte que j’avais un beau défi avec cette conférence : 2h00 avec un public nombreux, pas totalement convaincu de l’intérêt à passer son temps à autre chose que de préparer l’oral (5 rangs de cordon sanitaire entre moi et les premiers rangs d’élèves !) et des cultures disciplinaires très fortes (si j’avais à cartographier cet amphi je représenterais des grappes de physiciens, de chimistes, de biologistes, de littéraires… et pourtant vous êtes dans la même école !). Dans ces conditions il est difficile de rentrer dans le « concrêt » qui implique de prendre en compte les spécificités disciplinaires et d’avoir du temps.
        Oui, votre formation pédagogique reste à faire. J’espère avoir entrouvert quelques portes qui vous permettront d’avancer dans ce domaine et aussi que la suite de votre formation vous permettra d’acquérir les repères que vous évoquez. Ils sont absolument indispensables.
        Enfin, j’aime beacoup retrouver mes collègues québécois, anglais, filandais ou autichiens et c’est toujours un plaisir de nous retrouver pour partager et échanger. Mais entre deux rencontres nous utilisons Skype, Twitter, Google Doc et nos mails. Quant à ma bibliothèque, elle est pleine à craquer… comme le disque dur de mon ordinateur. Je ne crois pas du tout qu’il faille les opposer.

  3. E. Sanchez dit :

    Le commentaire sur ma prétendue non-maîtrise des technologies que j’utilise m’a fait penser (à retardement) au livre de Jacques Rancière. Il ne traite pas de technologies. Mais derrière la question de l’usage du numérique pour l’éducation il y a avant tout des questions pédagogiques.Ici c’est le paradigme du maître sachant qui est remis en cause.
    Rancières, J. (1987) Le maître ignorant : Cinq leçons sur l’émancipation intellectuelle. Fayard, Paris.
    Un lien vers un extrait pour agrégatif pressé :
    http://www.cip-idf.org/IMG/pdf/jacotot_final_A4_leger.pdf

    • Benoit dit :

      La dernière fois que j’ai vu quelqu’un travailler avec des méthodes actives, la « pédagogue » arrivait à persuader les gamins (et à se persuader elle-même !!) qu’ils prenaient des initiatives par eux-mêmes et qu’elle n’était là que pour les en aider. Vu de l’extérieur avec un regard un peu critique, rien n’était moins imposé que dans un cadre traditionnel.

      A part cette anecdote, je tiens simplement à souligner que, malgré tout l’intérêt que j’ai pour ce texte de Rancière et pour tous ceux qui argumentent en faveur de changements de méthodes éducatives (et son argumentation est extrêmement solide ! ce qui n’est pas le cas chez tout le monde), l’auteur a un défaut considérable. Il oppose la nouvelle découverte à un ancien paradigme (la « Vieille méthode ») qu’il s’attache à rendre obsolescent sans se rendre compte de l’absurdité de son raisonnement dès lors qu’on l’amène à son terme.

      Dernière chose : Jacques Rancière a-t-il déjà enseigné dans le primaire ou le secondaire ? C’est le meilleur moyen, il me semble, pour se rendre compte que le monde est toujours plus simple dans les nimbes de la spéculation que dans le contexte d’une salle de classe avec des exigences multiples.

    • Benoit dit :

      Je suis finalement revenu sur ce texte de Rancière. Je l’ai survolé trop vite hier soir pour m’attarder sur un certain nombre de détails qui, finalement, me semblent au fondement de son raisonnement. L’ayant relu, beaucoup de questions me viennent, et m’invitent à demander de l’aide au « maître sachant » que vous êtes.😉

      Vous avez sûrement passé du temps à fréquenter de la littérature en sciences de l’éducation, notamment une littérature présentant des enquêtes sociologiques. Ainsi pourrez-vous éventuellement m’indiquer vers où je peux me tourner pour trouver des auteurs qui auraient procédé à des enquêtes visant, avec un regard critique, à analyser les résultats d’une pédagogie fondée sur un « enseignement universel » optant de façon radicale pour la méthode de Jacotot ? (voire même, moins radicalement, pour des méthodes actives ?).

      Le raisonnement de Rancière est solide, du point de vue purement spéculatif – et idéologique. Je cherche à savoir ce que cela donne une fois ce raisonnement confronté au terrain de l’éducation (car ça reste extrêmement flou s’agissant des données historiographiques de base concernant les expériences de Jacotot). Et, imaginant certaines situations pédagogiques de base (apprendre à lire (= à faire le lien entre une langue que l’on maîtrise oralement et des symboles écrits), voire apprendre à lire la musique et sur certains aspects à la pratiquer), je m’interroge beaucoup sur le réalisme de cette méthode – alors que sur d’autres situations (comprendre des théorèmes), je comprends tout à fait la logique d’autonomie et d’émancipation.

      Merci d’avance pour vos pistes.
      Enfin, puisque vous nous proposez ce texte de Rancière, je me permets d’en extraire les enseignements pour les appliquer à la critique de la conférence de vendredi. Si l’on suit sa logique qui voudrait que le maître n’est pas là pour expliquer mais pour imposer (grâce à sa posture dominante) un cadre donnant à l’élève l’envie (la volonté, le désir) d’apprendre par soi-même à mettre à profit les TICE, il n’y a qu’à espérer qu’un grand nombre des participants soit stimulé dans cette envie. Cependant, j’en doute un peu, d’une part parce que l’exemple que nous avions sous les yeux était globalement celui d’un échec des TICE (et comment avoir envie de se tourner vers elles si elles dissipent aussi aisément un amphi, mettent en danger l’enseignant et apportent une faible valeur ajoutée à son propos ?) ; d’autre part parce que l’autorité de cette formation n’atteint pas celle de tout ce qui contribue plus directement à l’obtention de l’agrégation (nous a-t-on vraiment imposé, comme le souhaite Rancière/Jacotot, un ordre duquel on ne pourrait sortir que par la maîtrise des TICE ?).

      En vous souhaitant un bon retour à Sherbrooke – ce que j’ai cru comprendre dans un de vos autres commentaires -,
      Cordialement.

  4. E. Sanchez dit :

    On pourrait aussi renverser la question et demander aux méthodes magistrales de démontrer leur efficacité.
    Les recherches qui abordent la question des méthodes pédagogiques centrées sur l’élève (dîtes aussi actives) se réfèrent aux travaux de Piaget (constructivisme) ou Vygotski (socio-constructivieme) et les travaux empiriques sont très nombreux. La base de données ERIC permet de les trouver facilement.
    Ceci dit, les sciences de l’éducation sont souvent confrontées à de grandes difficultés quand il s’agit de mesurer l’impact d’une méthode pédagogique. La complexité d’une situation de classe fait qu’il est impossible de contrôler les variables pour mettre en place des méthodes comparatistes (avec groupe témoin). Le site No Significant Difference recense des travaux qui ont fait chou blanc. Il y a aussi l’effet Hawthorne à prendre en compte (impact positif de la présence du chercheur dans une classe) ou l’effet Pygmalion (effet de la motivation de l’enseignant qui expérimente une approche nouvelle). Par ailleurs, quand on y regarde de près, les situations observées sont rarement tranchées. Par exemple, Norman G Lederman qui a conduit des enquêtes sur les impacts de la mise en œuvre de pédagogies de type démarche d’investigation pour l’enseignement des sciences (sur de très grands échantillons aux Etats-Unis) montre que ce qui se passe dans la classe est complexe et que les enseignants qui disent utiliser des méthodes actives alternent en réalité avec des moments plus magistraux.
    Comme je crois avoir compris que votre domaine disciplinaire est la physique je vous conseille la lecture de cet article de Robardet. Il est assez emblématique du type de résultats que l’on peut obtenir. Il montre que ce qui est central dans ce type de pédagogie est le statut de l’erreur qui n’est plus une faute mais un passage obligé. Je vous conseille également de survoler un travail que j’avais mené sur l’impact d’une approche centrée sur l’élève en utilisant un jeu. Il montre que, dans une telle situation, l’élève apprend à mettre en œuvre des procédures pertinentes, qu’il est capable de les transférer à d’autres situations, mais que la prise de conscience de ses apprentissages passe par l’intervention de l’enseignant qui, in fine, est le seul qui peut désigner les concepts scientifiques et en montrer les fondements et limites.
    Bref, la question est moins de savoir si une méthode est meilleure qu’une autre que de comprendre les processus à la base de l’apprentissage de manière à ce qu’un enseignant puisse fonder sa pratique sur des modèles valides comme c’est le cas pour n’importe quel ingénieur.

    Je ne cherche pas à vous convaincre que les usages des technologies vont sauver la pédagogie. Je n’ai pas de méthode toute prête à vous donner. Quand vous serez enseignant vous ne serez pas un technicien qui applique des procédures mais un ingénieur qui invente les procédures pertinentes pour un contexte donné en se fondant sur un corpus de connaissances dans votre discipline, en didactique et en pédagogie (si d’aventure vous pourrez bénéficier d’une véritable formation dans ces deux derniers domaines).Vous n’avez pas aimé cette conférence et c’est votre droit mais aussi je pense que vous commencez à comprendre que, justement parce que j’utilise les technologies (ce blog), mon travail pédagogique dépasse le cadre de cet amphi et des deux petites heures à ma disposition. J’ai construit une situation polémique dans laquelle vous vous êtes engouffré et vous avez lu, réfléchi, argumenté… et probablement beaucoup appris si j’en juge par ce que vous écrivez. Je crois que les méthodes actives vous conviennent très bien en tant qu’étudiant.

    J’espère que nous pourrons poursuivre ces échanges de vive-voix. Je déjeune souvent avec des membres de mon équipe au restaurant du site Descartes. J’invite les élèves qui souhaitent débattre de ces questions à se joindre à nous.

    • Benoit dit :

      Je vous remercie pour cette réponse détaillée. Je prendrai le temps d’explorer toutes ces pistes. Et j’espère aussi pouvoir en rediscuter à l’occasion.
      Cordialement.

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