Défi : les équipes

Défi :

Trouvez    une approximation du périmètre de la France en 1813 utilisant un    argument purement mathématique et exprimez votre réponse dans une   langue  étrangère et sous une forme littéraire de genre poétique (sauf   poésie  en prose)

Tout est permis : changer d’outil collaboratif (mais dans ce cas ajouter le lien dans les commentaires), demander à un ami, téléphoner, chercher sur internet, demander de l’aide sur Twitter et Facebook. En utilisant la balise #ticeens sur Twitter vous pourrez bénéficier d’un réseau disponible et compétent pour vous aider.

Des questions :

#ticeens : le périmètre à marée basse ou à marée haute ? (@Fany_Be)

Dites les matheux, on peut trouver un périmètre en n’ayant qu’une surface ? #ticeens (@tsardier )

@ThibautPoirot: Bon comment on calcule le périmètre d’un cercle avec la superficie ? Merci d’avance. #ticeens

(y’en a quand même qui se posent exactement les bonnes questions)

RT @BettyBlueMakeup: Cherche matheux mignon pour calculer le périmètre de la France en 1813. #ticeens // c’est aussi une façon de développer la collaboration.

Les indices diffusés sur Twitter

(rien sur Facebook, et nous n’avions pas accès à vos conversations dans l’amphi…)

Ne pas oublier que la France, en 1813, va de l’Italie du Nord à la Belgique, et compte plus de 130 départements. #ticeens (@ThibautPoirot )

La carte de la collection David Rumsey montrant la France en 1813.(@Luitoine)

Superficie en 1813 :     2 046 899 km2 (1813) source : wikipédiia #ticeens (@Luitoine)

On dit que c’est un cercle, pour simplifier, et on trouve le rayon #ticeens (@Luitoine)// (bien !!!!)

La source de l’énigme : Quand Kheops fait son tour de France (via @ArsAmatoriaEds)

Des réponses :

@mtriquen: Réponse des lettres modernes en ancien français : « Berox l’a mex en sen memoire » #ticeens #lancienfrancaisnousfaitvibrer #privatejoke (faut creuser encore …)

Infinite // ’cause it’s fractal // bitch. #ticeens (@TonyLaVerge ) (oui ! y’a de l’idée ! la preuve maintenant, mais vous vouliez dire beach non ? Rapport à la marée haute ? :-))

@Luitoine: Correction : long long ago, the French Empire was nearly circular, and it perimeters was about 1.6.10^7 ft, and daffodils ! (et la poésie dans tout ça ?)

@calimmacil7: Si rerum natura doctus homo quis ratiocinatur, inuenit infitum, quia fines Galliae fractalam sunt. #ticeens (c’est quoi comme genre poétique ???)

@mtriquen: Fractalus objectus, desideri mihi objectus, perimetris tuus aequus est lyrae mea #ticeens

@cagnenc: Es sind doch 4827 kilometers, « Frankreich uber alles », singen die Erdkunde Studenten! #ticeens

@BoriaudC: #ticeens Six score ten places, ride a whole day on horse back, and you’ll find the truth (haiku) // OK là c’est de la poésie ! ! !

@IsoldeL: #ticeens Are you kidding me ? France is as large as infinity
And fractals are poetry
(Littéraires et Mathématiciens!) // Et pour cette jolie poésie, De mon bureau je vous remercie !

@LaureneBarnabe: Togdachnyi perimetr velikoi frantsuzkoi imperii byl okolo 5000 km, slava Napoleonu! #ticeens // C’est  après la retraite de Russie.

Proposition de réponse au défi : fünf tausend sieben hundert zwei und zwanzig (c’est un alexandrin) ^^ (Elodie)

En réponse au défi de la conférence :
Recorriendo las costas
Y longitudes
Por las tierras francesas
Del XIX
Hemos caminado por
3778
Kilómetros

(Les hispanistes)

et là nous prenons un risque parce que … c’est du chinois ! (ou du japonais, plutôt)

フラクタル ですから無限 雪のよう #ticeens

LA réponse ?

Il n’y en a pas vraiment de précise. Comme le disent (élégamment) @TonyLaVerge, @calimmacil7 et @mtriquen  la France ressemble (de très près ou de très loin selon qu’on parle de la focale ou des mathématiques) à une fractale.

Il existe cependant une solution mathématique appelée « L’inégalité isopérimétrique » qui permet d’obtenir le minorant d’un objet géométrique de surface donnée (Est-ce bien dit ? Les maths ne sont pas notre spécialité…). Pour une superficie donnée, la figure qui a le plus petit périmètre est le cercle. Puisqu’on connaît (en effet) la superficie (∏Rcarré, la valeur est donnée dans les tweets plus haut) grâce @Luitoine et wikipédia qui cite Rein Taagepera « Expansion and Contraction Patterns of Large Polities: Context for Russia », International Studies Quarterly Vol. 41, 475-504 (1997), on peut calculer le rayon (R =racine de (2046899/∏) mais pourquoi WordPress n’affiche pas les trucs mathématiques ???) et ensuite, le périmètre 2∏R = 5071,7 km.

Donc cette énigme n’a pas de réponse précise, au mieux une approximation. Toutes les réponses proposées ci-dessus sont donc sensées ! (et certaines, poétiques et indéniablement en langue étrangère…)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A propos cjouneau

Enseignante en Histoire-Géographie (et donc éducation civique) depuis 12 ans, je suis me suis demandée comment intégrer les outils numériques dans mon enseignement. Partie des outils, j'ai ensuite réfléchi à ce qu'ils changeaient dans ma pédagogie. Comme on réfléchit mieux à plusieurs, j'ai adhéré à plusieurs associations : le CRAP-Cahiers Pédagogiques, les Clionautes, et dernièrement e.l@b Laboratoire - Education - Numérique. J'ai aussi travaillé avec l'INRP, puis à l'IFé dans l'équipe EducTice. Sur Twitter, je suis @cjouneau.
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4 commentaires pour Défi : les équipes

  1. Benoit dit :

    Bonjour,
    (Désolé d’avance le côté très direct de mes messages, mais il y a beaucoup à redire au sujet de cette « formation aux TICE » et je ne veux pas passer ma journée à jouer la diplomatie)
    Si j’ai bien compris M. Sanchez s’est permis de nous faire la morale sur la nécessité de collaborer, parce que lui-même n’est pas capable de répondre à cette question tout seul ?
    Ca me semble plutôt problématique. D’une part, faire la morale sur « vous avez vu, vous n’avez pas collaboré donc vous n’avez pas trouvé la réponse » est assez insultant lorsque la question proposée n’a pas de réponse possible (au mieux peut-on encadrer le périmètre entre la minoration par le cercle d’une part, l’infini (lié aux fractales) de l’autre).
    D’autre part, c’est plutôt par un déficit lié à une idée assez hallucinante de l’hyperspécialisation disciplinaire (les littéraires vous faites des poèmes, les historiens vous regardez des dates, les matheux vous faites des « arguments mathématiques », les géographes vous faites rien du tout, les musicologues vous nous jouez un air de violon) qu’à un manque de collaboration, si tant est qu’il y eût une vraie question suivie d’un vrai échec. A moins que ce soit vraiment pointu. Mais dans ce cas précis, savoir que le périmètre d’un disque est le minorant pour une surface donnée, pas besoin d’avoir fait hypotaupe, taupe et 3 ans d’ENS en maths.
    Enfin, pour stimuler la collaboration, il faut poser des questions auxquelles les intéressés ont envie de répondre.
    Dernière chose, si j’ai mis « formation aux TICE » entre guillemets en début de message, c’est pas par pur cynisme, mais parce que ce pseudo-exercice n’avait aucun lien avec les TICE. Evidemment, ce n’est pas un problème en soi de traiter de la collaboration, mais faire comme si c’était une proposition 1) innovante (alors que 40 ans de sciences de l’éducation ont déjà largement mis en avant cette idée) et 2) intégrée sans questionnement à une conférence sur les TICE… comment dire…
    Ah, pardon, il ne s’agissait pas de TICE dans cette conférence, puisque cela gravitait autour de deux interventions skype de gens qui croient par leurs déceptions personnelles pouvoir réinventer les sciences de l’éducation.
    *Mode cynisme off, jusqu’à ce que ça me reprenne sur un autre post du blog*
    B. Haug

    NB : Bien sûr, on pouvait en rire, et on en a plus ou moins ri parce que des étudiants ont bien voulu jouer le jeu (et parfois c’est très drôle), mais sur la question de fond de la collaboration, néant. Aucune réflexion digne d’intérêt. Dire que c’est bien de mettre en commun les compétences sur les savoirs, ça confère un diplôme en sciences de l’éducation ?…

    • E. Sanchez dit :

      Et bien il n’y a pas de mal à dire les choses comme on les ressent et nous nuancerons nos manières de nous exprimer si d’aventure nous sommes amenés à débattre un jour en direct.
      Je n’ai pas cherché à vous administrer une leçon de morale (mais là tout de suite j’ai très envie parce que j’ai l’impression que vous n’êtes pas du genre à vous remettre en question). Le petit défi que je vous ai proposé visait à vous faire réfléchir sur les éléments à prendre en compte pour collaborer et à identifier le rôle que pouvaient jouer les TICE dans ce processus. Visiblement c’est quelque chose que vous n’avez pas compris. J’ai certainement une part de responsablité dans cet échec mais je pense aussi que vos propos témoignent de beaucoup de mauvaise foi ou alors que vous étiez en mode off pendant une bonne partie de la conférence.C’était probablement votre choix et cela relève de votre responsabilité.
      Pour le reste j’apprécie beaucoup que la conférence ne soit en somme pas terminée et que vous ayez ici un espace pour exprimer votre amertume et votre déception même si je préfèrerais que les échanges portent sur le fond de la question : enseigner à l’heure du numérique.
      Vous constaterez aussi que, d’après le bref sondage de fin de conférence, votre point de vue ne semble pas majoritaire.

      • Benoit dit :

        « (mais là tout de suite j’ai très envie parce que j’ai l’impression que vous n’êtes pas du genre à vous remettre en question) »
        Vous visez plutôt juste ! Mais je suis tout de même un peu plus prompt à me remettre en question que mes propos ne peuvent le laisser imaginer. En tout cas, vous adoptez vous même une démarche de remise en question qui est vraiment louable.
        Reste que, malgré toute ma mauvaise volonté, j’ai clairement compris l’objectif de votre défi, mais j’ai bien l’impression qu’il a pris une forme suffisamment incertaine pour que l’on s’en détourne totalement.
        Enfin, j’aimerais également que les échanges portent sur le fond. C’est pourquoi j’ai également laissé des commentaires relatifs à du fond sur d’autres sujets… mais j’ai la désagréable impression que la conférence, au lieu de me fournir une série d’exemples articulés d’intégration du numérique (sur lesquels il y aurait lieu de débattre, comme au sujet des vidéos relayées par ce blog), m’a proposé des perspectives tellement manichéennes qu’elles sont très loin d’être des portes ouvertes à des débats précis : « la technologie, bien ou pas bien ? ».

  2. E. Sanchez dit :

    Merci caroline pour avoir récupéré les réponses proposées par les élèves. Si d’aventure vous auriez été oublié, n’hésitez pas à nous communiquer votre réponse.
    Désolé aussi de ne pas m’être appuyé sur les résultats de ce défi lors de la conférence. Je me suis trouvé un peu pressé par le temps.

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