L’univers technopédagogique d’un prof de philo

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Quel rapport entre la disposition de la classe, les technologies et un prof de philo ? François Jourde expose ses trucs et astuces, toujours justifiés par une réflexion didactique et pédagogique.

A propos cjouneau

Enseignante en Histoire-Géographie (et donc éducation civique) depuis 12 ans, je suis me suis demandée comment intégrer les outils numériques dans mon enseignement. Partie des outils, j'ai ensuite réfléchi à ce qu'ils changeaient dans ma pédagogie. Comme on réfléchit mieux à plusieurs, j'ai adhéré à plusieurs associations : le CRAP-Cahiers Pédagogiques, les Clionautes, et dernièrement e.l@b Laboratoire - Education - Numérique. J'ai aussi travaillé avec l'INRP, puis à l'IFé dans l'équipe EducTice. Sur Twitter, je suis @cjouneau.
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8 commentaires pour L’univers technopédagogique d’un prof de philo

  1. Nicolas dit :

    Très intéressant, ça donne des idées… mais encore faut-il avoir les moyens.

  2. Oui, mon établissement est bien doté. Cependant j’ai acheté moi-même le clavier sans fil avec souris intégrée (± 45 euros) et la webcam (± 40 euros) + lampe IKEA (± 10 euros) pour fabriquer la caméra de document. Ce sont des investissement bien rentabilisés !

  3. Benoit dit :

    Vidéo très intéressante !
    (dans la question du coût, peut-être faut-il aussi prendre en compte le vidéoproj et l’écran ? Généralisé à l’ensemble des profs qui ont envie de faire du numérique, ça risque de coûter très cher… mais pourquoi pas si cela se justifie !)

    Autre question : le public des Ecoles Européennes n’est-il pas un peu privilégié ? Ce sont des enfants de fonctionnaires européens si mes souvenirs sont bons. Ca joue peut-être sur la facilité (bienveillance) avec laquelle la classe adopte le matériel qui lui est proposé ? Je vois toujours le côté négatif des choses, mais j’imagine qu’avec un public extrêmement difficile à gérer, ça doit être une autre paire de manches de mettre un clavier sans fil entre les mains des élèves…

    Je voudrais également savoir s’il existe des études sur les résultats, le gain pédagogique final, qui justifieraient la massification du numérique. Je veux dire, c’est certainement très agréable et stimulant tout au long de l’année, mais qu’est-ce qui en ressort du point de vue des acquisitions de compétences, de savoirs, de façons de penser ?
    D’ailleurs, mesure-t-on les conséquences potentiellement énormes, du point de vue cognitif, de l’utilisation régulière du Mindmeister pour « cartographier » un cheminement de pensée, vis-à-vis de méthodes qui laissent chaque élève se sonder « par ses propres moyens » avec tous les biais que cela induit ? N’est-on pas un peu dans l’uniformisation des trajectoires argumentatives, qui s’ajouterait ainsi au formatage de la toute-puissante dissertation ?

    Enfin, l’immixtion de technologies dans l’éducation pose problème du point de vue des fournisseurs : il est impératif que soit interrogé le rapport 1) aux logiciels propriétaires vs logiciels libres et 2) à l’industrie technologique : laissera-t-on certaines boîtes (genre Apple) s’approprier intégralement des marchés très juteux (ce qu’ils sont les premiers à souhaiter) ? En profite-t-on pour stimuler l’innovation à l’échelle de l’industrie française, not made in China ?
    Et de nouveau, ça engage une formation qui, en l’état, ne nous est pas dispensée. Je vois autour de moi plusieurs jeunes profs qui n’ont rien à redire à l’omniprésence d’Apple dans leur environnement de travail, et je trouve cela plutôt grave.

    B. Haug

    • Bonjour,

      « le public des Ecoles Européennes n’est-il pas un peu privilégié ? »
      Il est tout à fait privilégié socio-économiquement.

      « j’imagine qu’avec un public extrêmement difficile à gérer, ça doit être une autre paire de manches de mettre un clavier sans fil entre les mains des élèves… »
      J’ai enseigné longtemps en série tertiaire dans la zone sud de Lille auprès d’un public peu favorisé et ayant un habitus moins scolaire, mais je n’ai pas le souvenir de difficultés particulières liées à l’usage des outils numériques. Mais ce n’est là qu’une expérience singulière : il faudrait poser la question à d’autres profs et à à ceux qui auraient mené des enquêtes sur la question.
      Mon avis est que les élèves sont « sérieux » si on leur offre des activités pédagogiques qui les intéressèrent.

      Je confesse ma relative ignorance concernant les « études sur les résultats, le gain pédagogique final, qui justifieraient la massification du numérique ». Pour ma part, je conjugue hédonisme et pragmatisme : j’ai choisi fermement de prendre du plaisir dans dans mon travail (dans mon cas cela passe par les outils et les réseaux numériques), dès lors que je constate que mes élèves participent et progressent normalement au cours. (Je précise ne pas être un forcené : une grande partie de ma pédagogie reste classique).
      J’ajoute avoir souvent constaté que les dispositifs numériques me permettent de mettre au travail de façon souple (= sans conflit) des élèves récalcitrants (les « glandeurs »).

      « mesure-t-on les conséquences potentiellement énormes, du point de vue cognitif, de l’utilisation régulière du Mindmeister pour “cartographier” un cheminement de pensée, vis-à-vis de méthodes qui laissent chaque élève se sonder “par ses propres moyens” avec tous les biais que cela induit ? N’est-on pas un peu dans l’uniformisation des trajectoires argumentatives, qui s’ajouterait ainsi au formatage de la toute-puissante dissertation ? »
      Je ne comprends pas tout à faire votre question (désolé !), mais je peux déjà dire que je panache les approches, donc que je n’enferme pas les élèves dans une démarche unique (peut-être cela répond-il ?).

      • Benoit dit :

        Merci beaucoup pour votre réponse. Votre modération et votre franchise sont extrêmement appréciables.
        Je peux repréciser ma dernière question qui est en effet un peu mal formulée : schématiser une trajectoire de pensée, comme c’est le cas grâce à Mindmeister, n’est-ce pas aussi la faire entrer dans un cadre restreint (celui de la vision purement arborescente du fonctionnement d’une argumentation) ?
        Mais vous l’avez probablement bien comprise, puisque votre dernière phrase y répond tout à fait.

      • C’est une profonde question, en effet : l’interaction entre la pensée et ce que Bernard Stiegler nomme « hypomnémata » (http://arsindustrialis.org/hypomn%C3%A9mata), les supports artificiels de la mémoire, qui sont aussi des outils pour la pensée… Une grande affaire !

      • Benoit dit :

        Merci beaucoup pour le concept et pour le lien !

  4. Benoît,

    En écho à notre discussion, je trouve ce WE dans le magazine du Monde les éléments suivants :
    https://twitter.com/#!/francoisjourde/status/196525987964526594
    https://twitter.com/#!/francoisjourde/status/196520063887605760

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