Changing Education Paradigm

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Une conférence de Sir Ken Robinson, illustrée brillamment.

A propos cjouneau

Enseignante en Histoire-Géographie (et donc éducation civique) depuis 12 ans, je suis me suis demandée comment intégrer les outils numériques dans mon enseignement. Partie des outils, j'ai ensuite réfléchi à ce qu'ils changeaient dans ma pédagogie. Comme on réfléchit mieux à plusieurs, j'ai adhéré à plusieurs associations : le CRAP-Cahiers Pédagogiques, les Clionautes, et dernièrement e.l@b Laboratoire - Education - Numérique. J'ai aussi travaillé avec l'INRP, puis à l'IFé dans l'équipe EducTice. Sur Twitter, je suis @cjouneau.
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8 commentaires pour Changing Education Paradigm

  1. Nicolas dit :

    Le principal souci est toujours le même : il est économique. Il faut avoir de l’argent à consacrer à une telle réforme, dans ses fondements théoriques et dans sa pratique.

  2. brassel dit :

    L’argent, toujours l’argent. En quoi modifier sa manière de penser coûterait de l’argent ? L’ouverture d’esprit et la remise en cause constante de sa propre manière de penser le monde ont une valeur immense mais qui n’a rien d’économique. Une réforme d’esprit ne pourrait-elle pas avoir lieu sans une modification couteuse du système ?

    • Nicolas dit :

      Oui, toujours l’argent, je sais. Mais nous ne vivons pas dans un pur monde d’idées, très éthéré. Les idées sont parfois tout à fait pertinentes mais beaucoup de choses nécessitent des investissements parfois substantiels, surtout si une refonte totale de l’éducation est exigée. Rien à voir, donc, avec être ouvert ou fermé d’esprit : je trouve les constats de cette vidéo extrêmement justes. Je me permets juste (sans vouloir déranger personne) de poser aussi des questions pratiques.

  3. Benoit dit :

    Le propos est intéressant, mais n’est appuyé sur aucune donnée concrète, résultat, etc. Cela se nomme idéologie. J’y adhère globalement, mais je n’ai pas envie que mon point de vue sur l’éducation soit formé par des discours simplistes sur l’homme et sur la vie (une pseudo-sociologie couplée à une pseudo-psychologie voire une pseudo-philosophie). Des chiffres, bordel🙂 On est voués à tourner dans le vide quand on débat sur des visions du monde extraites de tout fondement empirique.

    Le problème est donc très précisément que j’adhère à ce que dit le monsieur. Et j’y adhère d’autant plus que le support visuel, certes charismatique, empêche fondamentalement de réfléchir. Il distrait. Il fait cool (les Américains qui ont plein de moyens aiment bien être cool). Le même propos rédigé sous forme d’article, ça permettrait point par point de poser la question ultime : « sources ? » (question dont on peut éventuellement se passer quand on fait de l’idéologie, mais pas quand on prétend avoir compris les tenants et aboutissants d’un problème de très large envergure).

    Alors évidemment, cette vidéo n’est pas un article scientifique, c’est peut-être l’aspect « vulgarisation » d’un article ou d’un bouquin qui, lui, est sourcé. Mais à l’heure où on se pose souvent la question de la portée du savoir scientifique sérieux dans la vraie vie, peut-être pourrait-on au moins former les agrégés (qui ont à priori cette capacité de lecture et de critique) avec ce savoir sérieux, et non avec de l’idéologie.

    C’est l’occasion pour moi de formuler ici une critique générale à l’égard de cet épisode de formation aux TICE. Et pour une fois, ça ne dépend pas tant des organisateurs et conférenciers (qui ont beaucoup à se reprocher tout de même) que des moyens mis par l’Etat à la formation des enseignants : c’est sûr, quand il faut faire pas cher, et court, une vidéo cool est plus pratique qu’un travail en situation (stage, où es-tu ?), ou qu’un article sérieux et sourcé que peu de gens auront pris le temps de lire. Mais pour donner aux agrégatifs l’envie de s’investir, peut-être faudrait-il aussi que ce que l’on fait de cet investissement (discussion collective, absente en l’occurrence) soit à la hauteur du temps qu’ils auront passé à approfondir certaines questions ? C’est sûr qu’en proposant 2 ou 3 vidéos cool, la frustration n’en sera pas bien grande…

    B. Haug

    • Benoit dit :

      (J’ai oublié, dans la même veine idéologique assez stérile, de mentionner le texte de Michel Serres. Je n’arrive pas à concevoir comment des textes qui énoncent tantôt des idées reçues, tantôt des truismes, tantôt des interprétations de la marche du monde dans lesquelles sont forcés tous les exemples qui viennent sous la main, peuvent constituer la base d’une formation…)

    • Thibaut dit :

      En plus c’est Anglais pas Américain -__-

  4. Morgan dit :

    Cher Benoit,

    Je ne comprends pas comment un étudiant en musicologie peut se lancer tambour battant dans l’apologie du chiffre face à ce discours artistiquement mis en relief par une performance vidéo. Vous réitérez d’ailleurs vos propos terre à terre à l’encontre du discours de Michel Serres. Ce qui m’interpelle dans votre réponse, c’est cette obsession pour savoir sous sa forme académique : l’article. Je crois que l’ensemble de la recherche ne se résume pas à la production d’articles, et la preuve en est les nombreuses conférences qui permettent de véhiculer des idées et permettent des confrontations opportunes avec d’autres, réel enrichissement dans la vie d’un chercheur. Mais là n’est pas le problème. Ce que je trouve dérangeant, c’est votre aveuglement sur la forme du discours. Le discours n’est pas le théâtre d’un enseignement des faits, et je crois que cette conférence « cool » aurait viré au calvaire si Sir Robinson avait énoncé une longue liste de chiffres statistiques — j’espère appuyée par un test de corrélation adéquat — ; le discours, c’est livrer son interprétation des faits/du monde, et Sir Robinson en avance plusieurs : ce gradient de consommation de la Ritalin aux États-Unis, et cette tendance à la diminution dans la diversité de nos réponses ; le discours, c’est aussi l’expression d’idée personnelles, et de convictions. Comment pouvez-vous, si malhonnêtement, apposer au texte de M. Serres la volonté de constituer la fondation d’une réforme de l’éducation, quand il n’est que l’expression des impressions d’un homme vieux, qui a passé sa vie à questionner le monde, et adresse un message d’espoir à la nouvelle génération teinté d’une touchante pensée à ses petits-enfants, mais nuancé d’une déception amère à l’encontre de sa génération qui s’efface ? L’idéologie est un grand mot, et il ne faut pas l’agiter face à tous ceux que l’on soupçonne de partialité voire de malhonnêteté intellectuelle. Il me paraît faible de le juxtaposer à des discours qui formulent une interrogation sous la forme d’un enjeu, d’un défi à relever, et certainement pas un dogme à imposer.

    Morgan

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